L'ensemble monumental

L’ensemble monumental est formé par les édifices publics suivants :

  LE SANCTUAIRE DE MONTÉLU  |


Étudié au XIXe siècle, ce sanctuaire est implanté sur une vaste esplanade (1,5 hectare) au milieu de laquelle s’élevait le temple dit de « Montélu ».
Il se compose d’une salle octogonale (cella) entourée d’une galerie qui s’élève au centre d’un podium.
Au sud, la fonction de quarante-neuf fosses circulaires, implantées en damier n’a pas été à ce jour déterminée.

  LES 49 FOSSES  |


Creusées à même l’impactite et d’une profondeur 1 m 20, leur fonction reste encore à déterminer.
Elles sont aujourd’hui matérialisées en surface par un anneau rouge.

  LES DEUX « PETITS TEMPLES »  |
Dégagés en partie au XIXe siècle, ils sont identiques et présentent une pièce centrale polygonale entourée d’une galerie.

  LE THÉÂTRE  |
Construit sur le modèle romain, il est un lieu de spectacles associé, à l’origine, à des cérémonies religieuses. Il fut exploité comme carrière de pierres entre 1913 et 1936. Profondément endommagé, il a été partiellement étudié aux XIXe et XXe siècles.

  LES THERMES  |


Construits à partir du Ier siècle ap. J.-C., les thermes fonctionnent jusqu’à la fin du IIIe siècle.
Détruits par un incendie, ils sont ensuite réoccupés sous forme d’habitat puis progressivement abandonnés.
Grâce à leur état de conservation, les thermes nous donnent un formidable aperçu de ce que pouvait être l’architecture romaine antique. Classés aux Monuments historiques depuis 1959,  ils sont parmi les édifices thermaux antiques les mieux conservés de la Gaule.

L’édifice thermal que l’on visite actuellement représente les quatre cinquièmes de l’ensemble du bâtiment. Certains murs atteignent encore sept mètres de hauteur, ils permettent de comprendre l’organisation des trois différents niveaux.
Le niveau inférieur est celui des égouts souterrains (central et oriental).
Le rez-de-chaussée, le niveau de service, est accessible de plain-pied pour le personnel d’entretien depuis la cour nord. Celui-ci assure le fonctionnement des fours et l’entretien de l’édifice.
À l’étage, curistes et baigneurs utilisent le niveau de circulation publique. Du personnel de service veille à leur bien-être. L’état de conservation des vestiges permet d’interpréter la fonction des salles. Leur implantation est définie selon le circuit type emprunté par le public qui repose sur le principe du choc thermique. Les baigneurs procèdent dans un premier temps à l’échauffement du corps par l’exercice physique ou directement par le passage dans les salles de plus en plus chaudes (tepidarium, sudatio et caldarium), suivi d’une immersion dans un bain froid du frigidarium, ou de la natatio extérieure. Le doublement des salles et des espaces a conduit les archéologues à proposer l’hypothèse d’un double circuit : classique et thérapeutique.

Lieu de sociabilité, de détente, d’hygiène mais aussi parfois de guérison, les thermes sont dans la Gaule du Haut-Empire parmi les édifices les plus remarquables et les plus remarqués de ce qu’il est convenu d’appeler la civilisation romaine.

  L’AQUEDUC  |


Il acheminait l’eau nécessaire au fonctionnement des thermes. Un système complexe de canalisations assure l’alimentation en eau des chaudières et des bassins.
L’ouvrage s’adaptait au relief vallonné du terrain avec une portion enterrée et une partie aérienne soutenue par 44 arches.
Il traverse le parc archéologique d’est en ouest.