Les fouilles

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Cassinomagus est une "agglomération secondaire" de type urbain. Bien que très mal connue, quelques vestiges ont déjà été localisés : habitats, nombreux puits, ainsi que de possibles édifices publics. A l'ouest de Longeas, un important quartier d'habitations a également été repéré par des opérations de diagnostics, de fouilles et de prospections magnétiques. A l’est de Longeas une domus de type urbain a été fouillée.



Mais le principal centre d'intérêt de Cassinomagus était certainement l’ensemble monumental qui occupait à lui seul, au sud-est du bourg, une superficie d'environ 25 hectares. Il réunit un sanctuaire à l’ouest, un théâtre au nord, deux petits temples (?) à l’est, des thermes au centre et un aqueduc au sud.



Le sanctuaire de Montélu était sans doute l’édifice le plus important et imposant de l’agglomération. Bien que les vestiges soient aujourd’hui assez discrets dans le paysage, les études anciennes et récentes laissent présager une structure monumentale exceptionnelle.

Le sanctuaire est construit sur une terrasse d’au moins 1,7 ha, fermée par un mur de péribole pourvu d’une exèdre semi-circulaire à l’est. Ce mur de péribole est connu par des prospections géophysiques réalisées par Terra Nova en 1999, et partiellement par des fouilles réalisées entre 2004 et 2008 par Cécile Doulan et Sandra Sicard.

     


En son centre, un podium cruciforme de 2,60 m de haut supportait la cella. Ouverte vers l’est, celle-ci présente un plan circulaire à l’intérieur et octogonal à l’extérieur.

           

Au sud du sanctuaire, au sol, une série de 49 fosses circulaires implantées en damier ont été repérées par prospections aériennes. Deux ont été vidées en 1897. Elles sont creusées dans l’impactite sur 1,20 m de profondeur et 3 m de diamètre. Elles sont distantes de 5 m les unes des autres.

     
 
Le théâtre de « La Léna », qui a servi de carrière de pierres entre 1913 et 1936, a été en partie dégagé (au sud). C’est ainsi que quelques observations ont pu être effectuées : des murs rayonnants qui supportent des voûtes sont bordés par une galerie périphérique limitée par des massifs de petits appareils décorés de pilastres.

  

A l’est du complexe monumental, deux petits temples ont été repérés à la fin du XIXe siècle. L’un d’eux a été fouillé en 1858 et se compose d’un fanum de plan centré, avec une cella décagonale de 16 m de périmètre interne et une galerie périphérique. Leur interprétation fait aujourd’hui débat.

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Les thermes monumentaux de Longeas ont été construits au creux du vallon, au centre de l’ensemble monumental.
C'est à l'époque flavienne ou au début du IIe s. ap. J.-C., que les thermes ont été construits sur un espace de plus d'un hectare et demi.
A la fin du IIIe s., leur entretien étant devenu moins minutieux, ils ont été totalement détruits par un vaste incendie accidentel. Ils ont alors servi de grandes carrières de récupération de matériaux.
C'est vers le début du Ve s. que l'histoire des thermes est totalement transformée. Dès lors, cet édifice va être réutilisé et réoccupé par une série d'habitats civils ruraux. Une sorte de petit village est alors aménagée à l'intérieur des murs antiques durant plus d'un siècle.

Ces thermes symétrique de « plan impérial » sont élevés sur trois niveaux : un premier correspondant au niveau d’usage des thermes (salles chaudes, salles froides, piscines doubles, palestres…), un deuxième niveau de service (chaufferie, salles voûtées…), et un troisième niveau comprenant les égouts enterrés.

             
 
     

Enfin, la limite sud de l’ensemble monumental est marquée par la présence d’un aqueduc. Celui-ci permet en deux endroits d’accéder à l’ensemble monumental. Une série de passages à chariots a été fouillée à l’est, face à l’entrée des thermes. Une entrée piétonne a été mise au jour à l’ouest vers le sanctuaire.



Prenant sa source plus à l'est (on ignore la localisation du captage), il alimentait les thermes, certainement le sanctuaire et peut-être l'agglomération en eau courante.



Sa construction est complexe :
Il est composé d’une branche principale présentant des modes de constructions variés :
-    enterré sous le niveau du sol dans les bois orientaux,
-    puis construit au sommet d’un pont de 150 m de long et environ 10 m
     de haut
-    enfin le canal est porté par un mur plein
              


Il se connecte à une branche secondaire située entre le temple de Montélu et les thermes.



Cette branche est composée :
-    d’un bassin répartiteur permettant de distribuer l’eau d’une part vers les thermes, et d’autre part vers le sanctuaire
-    d’un mur supportant la canalisation se dirigeant :
-    d’une part vers le sanctuaire
-    d’autre part jusqu’à la « tour » sud ouest des thermes